On n'est pas des bêtes.

On n'est pas des bêtes.
Il pleut.C'est malheureux il pleut.
Je crois que c'est la cause de cette puanteur à la con qui envahit toda la ciudad.Ca pue l'brin.Ca aurait pu être mes pieds OU la transpiration des élèves qui tentent de suivre le cours de chimie OU un remake d'"Amélie Véniel a la godasse pleine de merde et en traîne partout".Je vois pas le problème.Non ce n'est pas cela.C'est juste la pluie sur la terre.Les décomposeurs qui hument une odeur relativement dégueu.Les roux aussi ça pue quand il pleut.J'en conclue donc que les roux ont des décomposeurs sur la tête.Je pense qu'ils s'en foutent parce que de toute façon ils ne sont plus conscients de leur odeur.Ils ne perçoivent plus la puanteur car ils vivent dedans.C'est juste une question d'habitude en fait.Si on puait tous,ce serait carrément plus simple."Vous êtes vraiment de pauvres citadins"nous dira madame A.Ca commence à faire beaucoup.Débiles mentaux ça passait.Le coup de l'éducateur spé pareil.Mais citadins...Brin quoi!"Ca donne mal au cchieur meugneugneugneugneugneu"J.L.B
Tout ça pour dire que ça pue.Ca sent l'automne dans mon coeur,dans ma tête.Et pour en rajouter une dose:Dimanche c'est l'anniversaire de Pépé.
Conclusion:"If you were here,you would be ici."(traduction:Si vous êtes là c'est pour être ici.)Don José Del Perron.

# Posté le vendredi 22 septembre 2006 08:17

Modifié le mercredi 23 mai 2007 04:22

ok.

ok.
C'est une maison bleue adossée à la colline. On y vient à pied, car les chemins pour l'atteindre sont impraticables en voiture. D'ailleurs non, on n'y vient pas à pied, on n'y vient pas du tout, parce-que huit kilomètres de marche pour s'y rendre, c'est beaucoup d'efforts pour pas grand chose.

« Pas grand chose » alias « les habitants de cette maison ». Des gens inintéressants, du moins en surface. Lui, Jules, stérile assumé, chômeur à mi temps. Elle, Paule, écrivaine ratée. Et leur fille adoptive, Tzingtao. La manière dont ils se procurent de l'argent pour vivre est le seul mystère autour de leurs existences.
Jules et Paule forment un couple très mal assorti. Jules est de taille moyenne, maigre et jaunâtre. Paule est grande, forte, cahoutchouteuse. Ils ne sont ni beaux, ni moches.
Jules aime à se donner l'air d'un parfait imbécile. Il est très fort à ce petit jeu. Paule, quant à elle, peut paraître pensive et rêveuse au premier abord. En vérité, elle est juste molle.

Tzingtao a huit ans. Huit ans, et huit kilomètres à faire chaque matin pour aller à « l'école ».
Elle ne se plaint jamais.

Parfois, pour la forme, ses parents lui demandent si ça la dérange de partir pour un si long trajet. Tzingtao sourit et répond que ça lui rappelle son enfance dans le Canton.
Mais la plupart du temps, quand Tzingtao quitte la maison le matin, ses parents dorment encore, et il n'y a donc personne pour s'inquièter d'elle.

Jules, lorsqu'il s'éveille le matin, aime penser à sa petite fille marchant sur le chemin boueux. Il se pelotonne un peu plus dans ses couvertures et referme les yeux, pour mieux imaginer : la forêt entourant la maison se transforme en savane et le chemin en une large piste à mesure que l'esprit de Jules s'enflamme. Il voit clairement Tzingtao, pieds nus, la peau et les habits salis par la poussière rouge, mourrant de soif et de faim, tentant vainement d'échapper aux fauves affamés tapis dans les hautes herbes, serrant dans ses petites menottes la sacoche élimée dans laquelle sont rangées les trois stylos donnés par des associations humanitaires afin que tous les enfants puissent aller chaque jour dans la case miteuse qui fait office d'école. Dans l'esprit de son père, Tzingtao a maintenant la peau noire. Jules se sourit à lui même, et se rendort pour une ou deux heures.

Pendant ce temps, Tzingtao est bel et bien sur le chemin. Elle n'a pas de sacoche élimée, mais un petit sac à dos. Et porte des baskets nike. Il n'y a ni fauves, ni poussière rouge. Elle n'a ni soif, ni faim. Et sa peau n'est pas foncée, elle est même plutôt très pâle.
Tzingtao marche avec ses petites jambes pour arriver à l'heure à « l'école ». « L'école », c'est le nom de code pour désigner l'usine dans laquelle elle travaille depuis maintenant deux ans. Elle colle les semelles de baskets semblables à celles qu'elle a aux pieds. Elle aime bien aller à l'usine, même si elle est toujours très fatiguée à cause de ça. Quand elle est là-bas, ses parents ne peuvent pas critiquer ses cheveux « trop noirs » et sa peau « trop jaune ». Elle aimerait bien s'excuser auprès du monde entier pour être née avec un physique aussi ingrat. Mais elle ne le fait pas parce-qu'elle sait que personne ne l'écouterait.

Tzingtao travaille toute la matinée à l'usine, elle colle des tas et des tas de semelles. A midi, elle a droit à une petite pause, et si elle a de la chance, sa maman lui a préparé un petit sandwich au pain, et c'est à ce moment là qu'elle le mange. Si elle n'a pas de chance, elle mange ses ongles. Après la pause déjeuner, Tzingtao travaille à nouveau quelques heures. Et puis, c'est l'heure de rentrer. Elle arrive chez elle vers 22h. Les bons jours, il reste un petit quelque chose à manger, et de l'eau chaude pour une douche.Les mauvais jours, elle se contente de pain rassis et d'eau, et va dormir sur une paillasse près de la porte d'entrée, là où il fait toujours très froid à cause des courants d'air qui passent sous la porte.

Tzingtao rapporte assez d'argent pour que la famille ait une vie confortable. Non que la petite fille soit bien payée par son usine, au contraire, elle n'est pas payée du tout, après tout, ce n'est qu'une enfant, il serait malsain de lui donner un salaire, mais l'Etat donne à Paule et Jules des allocations pour les féliciter. Les féliciter d'avoir adopté Tzingtao, et ainsi de participer activement au projet gouvernemental appelé « la mondialisation dans tous les sens ». L'idée clef est qu'il n'y a pas de raison que seuls les pays en voie de développement profitent de la mondialisation et des richesses des autres. On peut résumer ça par « adoptez un pauvre, exploitez le jusqu'à ses 18ans, puis renvoyez le dans son sale pays. » ou bien « la main d'œuvre gratuite, oui, les immigrés qui volent le travail des vrais français, non ! »
Un sondage a révélé que 80% des français étaient d'accord avec le projet.

Jules et Paules sont très fiers de Tzingtao, malgré le fait que ce ne soit qu'une saleté de niakoué.
Marion

# Posté le mercredi 20 septembre 2006 15:46

Nan nan c'est po l'école qui m'a dicté mes codes...

Nan nan c'est po l'école qui m'a dicté mes codes...
On m'a dit souvent
Arrête de rêver, de voir la vie en grand
On m'a dit longtemps
Pense à un vrai métier, j'y ai pensé vraiment

Même si j'ai douté plus d'une fois
Je n'ai jamais perdu la foi

{Refrain:}
Donne à la vie le sens que tu lui donnes
Interdis-toi le mot "Abandonne"
Abandonne-toi au son qui résonne
Au son de ta voix, écoute-toi

Je me revois souvent
Dans ce miroir, à grimacer en chantant
Et je volais à maman
Des robes bien trop longues, des bijoux bien trop grands

Même si j'étais la seule à y croire
Je n'ai jamais perdu l'espoir

{au Refrain}

Donne
Donne

Même si j'ai douté plus d'une fois
Je n'ai jamais perdu la foi

{au Refrain}

Donne

M.Abel

Commentaire:
Tout d'abord je voudrais remercier mes grand-parents sans qui je n'aurais pu me souvenir de cette merveilleuse chanson qui hanta autrefois mon esprit.
Explications:Un dimanche,jour saint,ma famille et moi allions chez Mamie Bé.(et non Mamie Vroum,Mamie Poule ou autres surnoms débiles...Gnieu)En ce dimanche tout le monde fut content.En effet la famille discuta à bâtons rompus de divers sujets très instructifs.Bien intéressant tout ça mais la réflexion ça creuse!Aussi mon père,le sage,alla chercher some cakes à la pâtisserie.Soit.Je fais une ellipse parce que je suis en S et en S ta vie on s'en fout!Tu calcules et tu fais pas chier.Vient le moment que tout le monde attend:La distribution de gâteauxxxxxx!Si j'étais née chez les Thomas le problème ne se serait pas posé puisque la tradition fait que chacun récupère un millième de chaque gâteau-juste pour faire chier le monde je crois-A la fin tu dois récupérer-dans la logique des choses-l'équivalent d'un gâteau.Si t'as pas ton compte,tu gueules.Dans le pire des cas tu peux balancer le chat Pô par la fenêtre.De toute manière il ne sert plus à rien puisqu'il a déjà adopté le caractère de teubé de Rionma.Bientôt il se bouffera la queue.Haha.
Je reprends...
Ainsi chez moi on se bat pour avoir SON gâteau.Ce qui démontre que nous sommes quand même des bêtes,malgrè ce qu'essaye de nous démontrer la prof de philo.Malheureusement pour les autres,JE-puisque je suis quand même consciente d'être une personne-suis la chouchoute de ma grand mère.Je la cite:"Prends le gâteau que tu veux prendre ma chérie"
Voilà comment ma vie a basculé.J'ai repensé à cette phrase que je chérissais tant.Celle que plus tard on graver sur ma tombe:"Donne à la vie le sens que tu lui donnes".Si ma grand-mère avait été fashion elle m'aurait dit "Prends le gâteau que tu prends".Fort heureusement pour moi elle ne l'est pas!Mais le problème est tel que les djeun's d'aujordu'hui s'inspireront bientôt de ce type de langage.Ainsi à colais,et particulièrement chez les gens qui,contrairement à Pauline et à Gunter n'ont pas les moyens de s'offrir un sac Eastpak pour aller à la piscine,on pourra entendre:
"Donne lui eu'ltérte que tu lui donnes!"
"Regarde eu'l string que tu regardes!"
"Eh gros!T'as pris ça que t'as pris?"
ou encore
"Tu pas te souviens?"
et enfin
"Ce que je ne m'étais pas tout imaginé..."

Etc etc etc etc.
Ceci est une forme de "lingo" de "slang".Ainsi les autres ne te comprennent plus et personne ne se parle et c'est trop de la boule.La faute à qui?A Dieu encore une fois.
Putain de Tour de Babel ouais.
Conclusion:je veux que tout le monde bouge ses fesses,les femmes oublient leurs complexes façon sex.
Rourou.

# Posté le mardi 12 septembre 2006 13:08

Modifié le mercredi 13 septembre 2006 07:13

Le foyer.

Le foyer.
Nous avons demandé à Dieu de nous faire un signe. Dieu, qui est overbooké mais qui ne néglige personne, a délégué. Il a dit à l'ange Gabriel d'envoyer un petit quelque chose dans notre direction. Gabriel avait ce jour là, un rendez-vous avec des amis dans un petit pub où ils servent un cocktail explosif, et donc pas de temps à perdre avec des bassesses humaines. Il a refilé son boulot au premier saint qu'il a croisé, sans lui donner le loisir de refuser. Un saint, lorsqu'il est en face d'un ange, il ne la ramène pas. Il baisse les yeux et il dit "ouioui". Le saint en question, c'était Pierre. Des gens attendaient à la porte du paradis. Beaucoup de gens. Ca devenait bruyant, ça allait finir par tourner à l'émeute. Il fallait expédier vite fait le boulot que Gabi n'avait pas daigné faire. Une idée vite une idée. N'importe quoi.
Alors Saint-Pierre nous a donné un foyer.
Alleluia. Le miracle de la foi.

Observons de plus près l'oeuvre divine. Des murs peints en couleurs flashis, des tables, des chaises, un ordinateur avec connection à internet, une télé, un lecteur dvd, un baby foot. Nous aimons critiquer alors cherchons des anomalies. Ha tiens, y'a pas de balles pour le baby foot. Ha tiens, l'ordinateur avec connection à internet n'a pas de connection à internet (pas encore, a affirmé une instance supérieur, mais ça ne saurait tarder). Ha tiens, les fenêtres ne donnent pas sur l'extérieur mais sur un couloir. Saint Pierre a baclé.

Mais le pire (le mieux) reste à venir. Les gens mangeant à la cantine sont priés, pour ne pas dire contraints, d'aller dans le foyer après leur repas.
Notre cher lycée a réussi à dégoter je ne sais où le surveillant le plus agressif du monde. Ne lui demandez jamais où sont les toilettes, il risquerait de vous arracher les yeux avec les dents. Les élèves obéissent donc à l'ordre divin, et trainent les pieds jusqu'à la pièce où ce qui ont de la chance seront assis sur des chaises, et ce qui n'en ont pas seront debout, dos au mur.
Le foyer.
A peine on a mis un pied à l'intérieur, et déjà l'ambiance de mort nous semble palpable, on a l'impression de moins bien respirer.
Les élèves ressemblent à tout sauf à des gens gais et pleins de vie.
On se croirait devant des prisonniers au parloir de la prison, mais en plus désabusés.
Ou des juifs dans une chambre à gaz avant le déclenchement des douches, mais en plus désorientés.
Ou des fous à qui ont a donné trop de calmants, mais en plus amorfes.
Ou des gens qui vont se faire fusiller dans les cinq minutes qui arrivent, mais en plus désespérés.
Ou des morts vivants sortant tout juste de leur tombe, mais en plus silencieux.
La scène est d'un comique unique au monde.
Les élèves cloitrés ruminent et maudissent en silence ce monde de merde.
Plus ridicule que ça? Devoir prétexter une envie urgente d'aller aux toilettes pour pouvoir s'échapper du foyer, mais attention, pas pour faire l'école buissonière, non non, juste pour retourner au lycée.
Un foyer est un lieu de détente où règne une ambiance bonne enfant permettant de travailler mais également de s'amuser.
Notre lycée a le chic pour créer une ambiance unique, inoubliable. J'espère que les élèves traumatisés réussiront quand même à avoir une vie normale.

N.B: Ne JAMAIS aller au foyer après les cours. C'est interdit. Si vous transgressez cette règle, le surveillant agressif vous liquidera.

Je crois en Dieu qui chante et qui fait chanter la vie.

Marion

# Posté le samedi 09 septembre 2006 18:04

Modifié le mercredi 23 mai 2007 04:22